L’ALIMENTATION INTUITIVE

L’ALIMENTATION INTUITIVE

On entend de plus en plus parler d’alimentation intuitive et je crois que c’est une bonne chose.

En lisant les articles sur le sujet, ça paraît souvent logique, simple, naturel.
Et il y a des gens pour lesquels ça l’est.
Mon mec par exemple. S’il n’a plus faim, il ne va pas terminer son dessert.

Mais pour beaucoup, ça n’est pas si simple.
Pardon mais j’en suis personnellement incapable. Life is unfair.

Souvent, on a un rapport faussé avec la nourriture. A cause des régimes, de notre éducation, de la société. On a des croyances et comportements qui n’ont plus aucun rapport avec les besoins de notre corps.

On mange parce que c’est l’heure. On finit son assiette pour ne pas gâcher. On termine cette part de gâteau parce que mamie l’a fait. On prend une salade parce qu’on fait attention.

Mais à quel moment on écoute notre corps ?

On a tendance à considérer comme acquis le bon fonctionnement de notre corps. A se préoccuper de ce à quoi il ressemble à l’extérieur mais pas à ce qu’il peut bien raconter.

Tu veux maigrir. Tu sais ce qu’il faut faire théoriquement. Donc la plupart du temps, tu te prives. Pour voir le chiffre de la balance descendre. Et comme ça marche, tu continues. Jusqu’à ce que psychologiquement tu pètes un cable, tu craques et tu boulottes tablettes de chocolat & co par frustration, stress..
Culpabilité, sentiment d’échec, tu t’apitoies sur ton sort en te disant que tu es nulle et sans volonté.

Sauf qu’avoir un corps sain c’est pas seulement maigrir. C’est aussi avoir un esprit en bonne santé. On est des humains, pas des machines.
Tu peux avoir toute la volonté du monde, si derrière tu prends pas en compte tes émotions, tes sensations, ça te retombera forcément dessus.

On n’écoute pas son corps. On veut le modeler et vite, peu importe ce qu’on ressent. On se dit qu’on se comprendra plus tard. Sauf qu’on le fait jamais.
Et les compulsions alimentaires reviennent.
Après avoir craqué on se dit “plus jamais” au lieu de comprendre pourquoi. Alors on recommence la privation et le cercle vicieux ne s’arrête jamais.

Savoir écouter son corps c’est stopper ce cercle vicieux.
C’est respecter son corps et son esprit, c’est les comprendre et leur donner ce qu’ils veulent.
C’est satisfaire les 2 au lieu de se concentrer que sur le physique.

“Prenez soin de votre corps, c’est le seul endroit où vous êtes obligé de vivre”
Jim Rohn

↓ l’infographie ci-dessous résume les points importants de l’article ↓

LE PRINCIPE

Le terme « alimentation intuitive » est plutôt clair, mais ce n’est en fait pas si évident que ça (on a tellement de règles et de « je devrais » dans notre tête…).
Le concept n’est pas encore très connu en France à part avec Zermati. Qui ne met pas vraiment de nom à cette « méthode ». Et c’est dommage parce que mettre un nom derrière cette façon de manger est essentiel selon moi pour s’entraider et savoir où on va.

Oui parce que l’alimentation intuitive ce n’est pas le régime dukan. Ce n’est d’ailleurs pas un régime. Il n’y a pas de programme ni de restrictions.
Les règles ne sont pas fixes. On est tous différents, chacun doit définir les siennes.

Pour moi, l’alimentation intuitive c’est manger comme un enfant de 4 ans.
J’ai faim ? Je mange.
J’ai envie de chocolat ? Je mange du chocolat.
J’ai plus envie de chocolat ? J’arrête d’en manger.
Je n’ai pas faim ? Je ne mange pas. Même s’il est 20h et que c’est l’heure du dîner.

Et chaque enfant est différent. A des besoins différents, des envies différentes.

L’alimentation intuitive, c’est manger selon ses besoins physiologiques et psychologiques. Savoir reconnaître l’envie vs la faim. Différencier la gourmandise vs la compulsion. Identifier ses émotions et prendre du recul.
C’est s’écouter. Se connaître.

6 CHOSES À SAVOIR SUR L’ALIMENTATION INTUITIVE

Avant de commencer, il y a certaines choses dont il faut être conscient.
Tu ne te plonges pas dans l’alimentation intuitive de la même façon que tu te plonges dans un régime. Au contraire. La meilleure comparaison pour moi c’est de se préparer comme avant d’aller voir un psy. Dans le sens où rien ne t’es garanti au début. Où tout ce que tu vas faire va dépendre de tes découvertes, ta pratique, tes essais.

Voici quelques pistes pour essayer de mieux comprendre l’état d’esprit :

1. Tu ne vas pas perdre 10 kilos en 2 semaines

Oui parce qu’on a beau dire, mais cette pression elle est tout le temps-là.
Rentrer dans son jean acheté en soldes, être à peu près canon dans son maillot dans 2 semaines, ressembler à quelque chose dans cette robe pour le mariage de machin cet été.
On se met tout le temps des deadlines.
Au final, on prend jamais le temps de se concentrer sur soi-même.

C’est typiquement la réflexion que j’ai en ce moment. Je vais en vacances à la plage dans 2 semaines. Du coup même si dans le fond je veux apprendre à écouter mon corps, j’ai aussi envie d’être canon sur ma serviette.
Alors j’ai le choix. Soit je repousse encore de 2 semaines pour une soi-disant deadline. Soit je me lance. Enfin.
Le plus dur est d’accepter. Accepter que ça prendra du temps. Qu’on n’aura pas ce corps de rêve la semaine prochaine.
L’intérêt c’est qu’une fois qu’on a accepté, beaucoup de choses qu’on ne soupçonne pas se débloquent. Tout devient plus facile.

2. Tu vas peut-être même grossir

Comme quand tu apprends à faire du vélo et que pour réussir à tenir l’équilibre, tu tombes. Plusieurs fois.
C’est un long travail. Qu’on n’a jamais fait, donc il faut apprendre. Et pour apprendre il faut échouer.
Alors oui tu vas sans doute commencer par manger un pot de nutella par jour en pensant que tu en as vraiment envie/besoin. Jusqu’au jour où tu comprendras que tu te mens à toi-même. Que ce besoin de chocolat en fait c’était juste une envie, une gourmandise. Qui cache sûrement quelque chose, mais on en parlera plus tard.
Le but c’est d’identifier ces envies. De les comprendre et prendre du recul.

3. Tu n’auras plus de cadre alimentaire imposé

Qui dit alimentation intuitive dit…intuition. On ne part pas tous du même point de départ. On a des vécus différents, des rapports à la bouffe plus ou moins compliqués.
Alors on peut facilement se sentir perdu. Ne pas savoir où on va, ce qu’il faut faire.

Eh oui, il faut faire avec tout ça et trouver ce qui NOUS va.
Notre équilibre, celui dans lequel on se sent bien.
Un équilibre où on se sent ni frustré, ni mal dans son corps.

Qu’est-ce que j’achète vu que je peux tout manger ? Je peux manger des gâteaux au goûter ? Si je mange que de la soupe le soir je vais mourir de faim ? Je dois manger un petit déj le matin même si j’ai pas faim ?

Il n’y a pas de règle. C’est un apprentissage de toute une vie. Ca peut paraitre fastidieux mais quoi de plus important que de savoir qui on est ? Savoir ce qui nous correspond permet de suivre exactement notre chemin.
Impossible de se tromper quand on sait qu’on se fait du bien à l’intérieur.

4. Tu seras perdue au milieu de tes sensations & émotions

Je trouve que c’est la difficulté principale.
Comment je sais si je peux manger ce chocolat ? C’est une vraie envie ? Est-ce que ça cacherait pas une petite déprime ?
Les nuances sont assez fines.
Entre la gourmandise et la compulsion émotionnelle.
Entre la faim et l’envie de manger.
Entre la satiété et le gavage.
Ca demande une vraie analyse personnelle. De prendre du temps pour soi, pour se comprendre. Pour apprendre au fur et à mesure, sans jugement.

Evidemment qu’on a le droit de succomber à une émotion en mangeant. Evidemment qu’on peut être gourmande et avoir envie de ce dessert. Mais est-ce que c’est tous les jours ?
L’essentiel est de savoir pourquoi on en a envie. De ne pas fuir.
Ne pas manger pour oublier.

C’est un peu pareil qu’oublier en buvant de l’alcool en fait.
Une fois, une collègue au bureau me disait “nan mais en ce moment quand j’arrive chez moi j’ai BESOIN de mon verre de vin. Sinon je déprime.”
Ca a résonné en moi. Moi aussi je suis contente de rentrer pour avoir ma dose de plaisir, mes carrés de chocolat (on ne dira pas combien)(oui ok la tablette entière).

5. Tu vas surement tomber dans l’excès

Je parlais au début du pot de Nutella que j’allais manger tous les jours. C’est exactement ça.
Se dire qu’on a le droit de manger de tout et du coup faire péter tous les aliments qu’on s’interdisait jusque là. Se convaincre qu’on en a vraiment envie et du coup ne manger que ça, en trop grande quantité. Alors que notre corps n’en veut pas. C’est uniquement notre tête, notre peur de manquer lors de la prochaine période de privation. C’est aussi le plaisir de braver un interdit.

Le danger c’est aussi de se convaincre du contraire. Non je n’ai pas faim, je ne mange plus que de la salade, des trucs sains, sans aucun gramme de sucre. Sous couvert de “je mange ce dont j’ai envie”, s’autoriser à se restreindre sans limites.

6. Tu vas bousculer les règles de la vie en société

Ah, les règles de la vie en société.
La politesse, la vie en communauté, l’autorité des parents, les horaires de travail.

Tu as mangé un gros petit déj ce matin, du coup pas faim à midi quand tes collègues te proposent d’aller déjeuner.
Tu as mangé un gros repas chez mamie ce midi, et rebelote ce soir. Honnêtement tu prendrais bien juste une soupe tellement ton ventre est blindé mais elle a tout préparé avec amour, dur de dire non.

Au quotidien, il y a beaucoup de situations où, même quand on veut, c’est compliqué d’écouter son corps. On se sent obligé de manger pour ne pas être à l’écart, ne pas vexer.
On a enfin réussi à identifier notre faim et nos envies, mais non. Tout est gâché par la situation.

Alors oui, personne n’a dit que ça allait être facile, et il n’y a pas de solution miracle.
Mais voici des petites choses à mettre en place pour “aller vers”, pour se sentir mieux, plus en accord avec soi-même.

7 CONSEILS POUR ADOPTER UNE ALIMENTATION SEREINEMENT

1. Prends du recul par rapport à la situation

Se rendre compte que souvent, on se ment à soi-même, on se persuade qu’on a raison.

“Je suis au resto faut que j’en profite”
“Elle a fait un gâteau il faut que je goute”

Souvent, c’est l’idée de profiter qui revient. Ou plutôt de ne pas profiter de l’instant présent.

Mais si ça te fait mal au bide tout l’aprem, quel est l’intérêt ? Est-ce qu’on en profite autant que l’idée qu’on s’en fait ? Est-ce qu’on est plus heureux après ?

Ici comme je disais, la limite est plutôt fine entre la frustration, le contrôle, et l’écoute de son corps.
Non tu n’es pas censé manger parce que t’es à tel endroit, parce qu’il faut que tu profites, etc…
Sauf cas très exceptionnel, tu est censé manger parce que t’as faim, parce que t’en as envie et que ça te fait du bien.

Alors la prochaine fois, on se pose 2 min. Et si on décide qu’on n’a pas si faim et qu’on va déjeuner dans 2h, on mange pas.
Et si on décide que fuck on a vraiiiment envie de ce gâteau ? Ben on en prend. Mais 2h après, à midi, on s’étonne pas de ne pas avoir faim. Et là c’est plus compliqué de dire non à ses collègues pour déjeuner.

Tout est histoire de priorité.
Qu’est-ce que je veux. Qu’est-ce que je veux vraiment ?

« Une des plus grandes causes d’échecs et d’insatisfaction est d’échanger ce que vous voulez le plus, pour ce que vous voulez maintenant. »
Zig Ziglar

2. Fais confiance à ton corps

Ne pas oublier que l’objectif est d’être en accord avec son corps. Pas d’avoir des abdos de fou, ou d’avoir un thigh gap. Non, juste avoir un corps en bonne santé, plein de vitalité !
Et quand on sait ce qu’on veut vraiment, les choses deviennent déjà plus faciles.

Il faut vraiment garder en tête que si on écoute son corps, il nous le rend bien. On sera pas forcément plus bonne que la plus bonne de tes copines. Mais ce qui est sûr c’est qu’on ne sera pas en surpoids. Notre corps a envie d’être en santé. A besoin d’être en santé.

Alors 1/ on souffle, on prend du recul, on se rend compte que non c’est pas une question de vie ou de mort de manger un dessert ou pas. C’est que de la bouffe. Et 2/ on écoute son corps.

J’ai faim ? A quel point ? De quoi ? Salé ou sucré ? Chaud ou froid ? Gras ou léger ?
Déjà si tu réussis à te poser ce genre de questions tu as fait un grand pas. Parce qu’en général quand on a faim ou envie de manger, on fonce tête baissée sans trop trop reflexionner.

Quand tu manges, tu continues :
C’est bon ? Trop salé ? Trop chaud ? Assez épicé ?
Et là au bout de 10 bouchées, est-ce que je trouve ça aussi bon ?
J’ai encore faim là ou c’est juste de la gourmandise ? ou je veux juste finir mon assiette ?
L’idée, c’est de se concentrer sur le goût de ces aliments en bouche.
Evidemment le dîner du samedi soir entre potes est pas forcément le meilleur moment de se coller à ce petit exercice.
Choisis plutôt un moment où tu manges seule, calmement, sans distraction. Ouais ça semble un peu déprimant dit comme ça. Mais pas plus que de manger seule devant son PC. Au moins là t’en aurez appris un peu + sur toi 😉

Petit exercice pour mémoriser ses sensations :
Si un jour tu arrives à manger un truc que t’adore, à ta faim. C’est à dire que tu sens quand ton aliment n’a plus le même goût savoureux qu’au début, quand tu ne ressens plus la faim. Et que tu arrêtes de manger. Oui même s’il en reste. Oui même si c’est gratuit.

En sortant de ce repas, normalement tu vas te sentir bien. Sereine, fière de toi d’avoir ressenti, de t’être écoutée. Et puis même physiquement. Tu vas te sentir légère, sans avoir envie de t’affaler sur le canap’ après manger parce que t’as le ventre plein.
Et quel plaisir ensuite de ressentir la faim !

Concentre-toi sur toutes ces sensations. Ressens ce bien être, visualise la situation dans ta tête. Le lieu, avec qui tu es, l’environnement, les discussions.
Et enregistre ce moment dans ton cerveau.

Ces moments, tu pourras les ressortir quand tu hésiteras, quand tu douteras de la décision à prendre. Quand ton cerveau est embrumé, ce souvenir t’aidera à te souvenir que c’est ça que tu veux. Ce bien-être ressenti. Et qu’il est supérieur au plaisir d’engloutir cette tablette de chocolat.

Sur le court terme : tu te sentiras bien, tu te coucheras sereine et fière de t’être écoutée.
Sur le long terme : tu seras plus proche de ton objectif.

3. Rappelle-toi que tu es la priorité

Le mieux au début, c’est de s’organiser pour pouvoir être libre de décider quand on veut manger. Si tu sais que tu vas manger tôt avec tes collègues, évite de prendre ton petit déj à 10h.
Et quand c’est pas possible, note comment tu as réagi, et analyse comment tu rebondis après. Tu verras qu’au final, tout se régule normalement.

Ce qui est bien avec le rééquilibrage c’est que la vie sociale en pâtit rarement. La raison principale est que ça vient directement de vous, de vos sensations alimentaires.
Tu ne vas pas t’empêcher de sortir parce que tu sais qu’il n’y aura que des pizzas. Si tu as envie de sortir, que tu as faim et que les pizzas te font envie, quel est le problème ?
Et si en dessert tu n’as plus faim, personne (sauf ta mamie) ne va te reprocher de ne pas reprendre du gâteau si tu n’as plus faim. Ca ne t’empêchera pas d’en prendre la prochaine fois, mais juste pas maintenant.

4. Apprends sur le fonctionnement de ton corps

Le but ici n’est pas de contrôler exactement tout ce que tu manges, de compter les calories, ni même de manger que des trucs sains.
Mais plutôt de comprendre le fonctionnement de ton corps, pour mettre en application des astuces facilement et naturellement. Parce que tu sais comment ça te fait du bien, et pas seulement parce que BIBA l’a dit.
Pourquoi on nous conseille de boire beaucoup d’eau pour maigrir ? Pourquoi c’est mieux de manger des fruits espacés des repas ? Qu’est-ce que ça fait concrètement de sauter un repas ?
Une fois que tu as la réponse à ces questions, tu comprends et visualises l’effet sur corps directement. Du coup ça devient limite naturel d’appliquer ces conseils

5. Liste tes aliments & recettes favoris

Et imagine des plats avec tout ça. Essaye de créer des menus en mettant toutes les choses que tu aimes, et va faire les courses de la semaine en fonction.
Le but est de ne pas se frustrer, de manger tout ce que tu aimes. En général, le mélange de tous ces aliments donne un équilibre. Alors que si on achète au coup par coup, on veut satisfaire le moment présent, la pulsion du moment. Et surtout on achète souvent des trucs tout prêts faciles à préparer vu qu’on a la flemme.

Par exemple moi j’aime bien noter les recettes que j’invente. Que ce soit quand j’ai imaginé un truc avec des ingrédients que j’aime ou quand j’ai pris les restes du frigo et qu’au final c’était une tuerie.
Même si c’est une recette simplissime, je la note. Ca me permet d’y penser la prochaine fois et surtout ça m’évite de ne pas avoir d’idée du tout.

6. Expérimente

C’est à force de tâtonner et d’écouter son corps que l’on trouve sa voie.
Qu’est-ce qui lui fait du bien ? Qu’est-ce qu’il ne supporte pas ?

On a tendance à manger toujours la même chose, à répéter nos erreurs.

J’adore manger du pain avec ma salade. Mais j’ai souvent mal au ventre après.
Du coup pourquoi j’essaierais pas d’arrêter de prendre du pain.
“Oh non mais j’ai pas envie de me priver”
Justement, là ce n’est pas se priver, c’est essayer. Et si on se sent beaucoup plus en forme l’après midi en n’ayant pas mangé de pain, est-ce que ce plaisir n’est pas plus grand que celui de manger un bout de pain ?
Cet état d’esprit est à appliquer à peu près partout, dans tous les domaines où l’on souhaite évoluer. Ca permet de mieux se connaître, de tout faire pour réussir.

“La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent”
Albert Einstein

(les avis divergent sur l’origine de cette citation. Anyway, ça n’enlève pas son message fort, inspirant et vrai !)

7. Pleine conscience. Médite. Tous les jours.

La pleine conscience c’est quoi ?

“L’idée de base est de poser son attention sur tout ce qui compose l’expérience de l’instant présent : notre corps, notre souffle, les sensations de notre peau, les sons alentour, nos émotions, nos pensées… Il s’agit d’avoir conscience de tout cela, mais sans s’accrocher à rien, de garder une attention éveillée et fluide, mais sans intention ni recherche de résultat immédiat. On ne cherche pas à se détendre ni à se relaxer. Il faut juste essayer de se mettre à l’écoute de tout, le plus amplement possible.”
(extrait tiré du site www.cles.com, qui recueillait les propos de Christophe André. Malheureusement, le site n’a plus l’air de fonctionner…)

L’idéal c’est de pratiquer lorsque l’on a faim.
Ecrire ses sensations alimentaires, ses ressentis, ses émotions.
Sans les juger. Juste en prendre conscience et savoir qu’elles sont là. Souvent, on veut fuir et du coup on détourne notre cerveau vers une autre pensée : manger.
Là, ça permet de juste de savoir ce qu’on ressent, au lieu de le nier.

Dans l’article cité au-dessus, un exercice intéressant est proposé. Dès que tu ressens une gêne, au lieu de tout faire pour arrêter cette gêne, arrête-toi et ressens cette gêne en considérant tout ton corps. Par exemple quand tu as mal au ventre, en général tu te focalises dessus et tu n’arrives plus à penser à autre chose. Et ça impacte ton humeur.
La prochaine fois que ça t’arrive, essaie de t’arrêter 2 minutes.
Ferme les yeux, sens ta respiration. Et visualise, ressent tout ton corps. Normalement, tu penseras moins, voire plus à ta douleur. Et elle diminuera significativement.

En fait, c’est pareil pour nos émotions.
Quand tu rentres d’une journée nulle/ennuyeuse/déprimante/reloue ou que la perspective de ta journée du lendemain est zéro excitante. Souvent, c’est le moment où tu as envie de t’offrir un petit (gros) plaisir.
C’est ici que tout se joue.

Certains diront que c’est de la volonté. Effectivement tu as le choix : tu fais ou tu fais pas. Et si tu fais pas, ben tu seras fière de toi d’avoir eu la force.
Mais n’empêche, est-ce que ça t’a aidé à comprendre d’où venait cette envie ? Est-ce que ça t’a aidé à identifier cette peur/angoisse/tristesse qui est en toi ? Non.

Alors oui ça marche sur le moment mais ça veut dire que 1. Tu fuis le réel problème et 2. Tu devras encore compter sur cette fameuse volonté la prochaine fois. Et autant te dire que personnellement, ça m’angoisse de laisser mes décisions à la merci de ma volonté tellement…imprévisible. Cette biatch.

Donc. Une fois que tu détectes cette envie de manger que tu sens ne pas être de la vraie faim. Prends 2 petites secondes pour toi. Respire, et essaie de ressentir les différentes parties de ton corps.

Personnellement, mon problème est de penser à faire ça à ce moment là. Car mon cerveau est focalisé sur “je veux manger, je veux manger, je veux manger !”. Peut-être qu’il va hésiter à manger, mais de là à se frayer un chemin vers la pleine conscience…
Par contre quand j’ai terminé de boulotter mon paquet de gâteaux il se réveille en mode “merde, pourquoi j’ai pas pleine consciencé !”

CONCLUSION

Après tout ça, tu te dis que tu es incollable sur le sujet et que tu vas tout déchirer. Non c’est pas aussi facile que ça, tu t’en doutes. Moi-même je ne suis pas experte en la matière. Mais c’est pas grave. L’idée c’est d’aller vers ce qu’on veut. Pas d’être parfaite.

Alors essaie de piocher les conseils, faire les exercices, un par un. Une fois que tu es à l’aise avec un exercice, qu’il fait parti de ton quotidien, que tu ne te rends même plus compte que tu l’appliques. Tu passes au suivant.

Dans tous les cas, garde en tête que c’est normal de rater. On est des êtres humains, avec des moments où ça va plus ou moins bien. Et puis ça serait pas drôle de tout réussir facilement. 🙂
Le but est d’en apprendre sur toi-même, alors dis toi que si tu rates, tu feras mieux la prochaine fois.
Il faut être bienveillant envers soi-même, s’accepter. Sinon c’est contre productif et on retombe encore plus dans nos travers et compulsions alimentaires.

En ce moment, j’essaie d’inclure la méditation au quotidien. C’est pas facile parce que ça me paraît pas du tout naturel. Ca m’ennuie, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais c’est à force d’essais et de persévérance qu’on s’améliore.
Alors juste, je fais. J’avance.

Et toi, tu en es où ? 🙂

 

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